Après le bruit le silence, après le silence : le sonore.

La société industrielle et commerciale a généré deux cent ans de bruit dont la machine et la voiture sont les plus grands symboles.
A partir des années 70, la prise de conscience de cet enfer auditif a favorisé l’émergence d’une mission confiée à la figure nouvelle de l’acousticien : diminuer le volume sonore de nos cités. Mission hautement sociale s’il en est ! Quarante ans après, cette mission a toujours cours, et la tache de l’acousticien est bien souvent perçue comme une contribution à une « architecture du silence », expression qui traduit la demande courante.

La mission nouvelle de l’acousticien.


Cependant, les choses changent, et nombreux sont les urbains qui commencent à se lasser du silence imposé, faute de ne rien avoir à entendre de signifiant et pouvant procurer un vrai plaisir d’écoute.
La demande est en train de se déplacer, et le corps social (collectivités, architectes, urbanistes, entreprises…) qui avait missionné l’acousticien pour combattre tous les bruits, le sollicite désormais pour penser et créer un univers sonore, à l’instar des éclairagistes devenus concepteurs de la dimension lumineuse de nos villes.
Le métier d’acousticien n’est plus de faire silence mais de donner à entendre un environnement sonore de qualité qui met en valeur l’espace étudié. Cet espace peut-être un auditorium, une école, une place publique ou un jardin …

Les réponses.


Pour mener à bien cette mission nouvelle, l’acousticien va combiner deux axes de réponses : l’acoustique passive et l’acoustique active. Si l’on tente une brève définition : l’acoustique passive est ce qui provient de la qualité intrinsèque d’un lieu construit. L’acoustique active provient des sons qui sont diffusés intentionnellement à l’intérieur de ce lieu.
Par exemple, nous pouvons dire d’une église que l’acoustique passive est sa qualité de résonance et l’acoustique active est la sonorité de ses cloches.
C’est en articulant subtilement ces deux réponses que l’acousticien construit un univers sonore.
Dès lors, le rôle de l’acousticien ne se limite plus à l’application de la réglementation mais il intègre et développe une pensée, une expérience, une sensibilité pour concevoir des environnements sonores, où esthétique et confort sont rassemblés dans ce qui nous est donné à entendre, un mieux vivre ensemble.

Didier Blanchard – SynAcoustique
27 février 2014


Photo Pascal Rousse

 
 
 

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